L’enseignement supérieur en Afrique : les 5 ruptures du projet emlyon business school

L’Afrique, continent de l’avenir, dessinera la nouvelle carte de la croissance économique. Le continent ne cesse d’attirer de plus en plus de multinationales qui se développent et également diversifient leur investissement au-delà du secteur traditionnel des industries extractives vers de nouveau secteurs porteurs comme la banque, l’énergie, les télécommunications et les services… Nous nous devons de jouer un rôle dans la formation des jeunes et la transformation des pratiques professionnelles pour accompagner la croissance et le développement de ce marché émergent.

Le nombre d’étudiants en Afrique a plus que triplé ces 15 dernières années : il est passé de 3,5 millions étudiants au début des années 2000  à plus de 12 millions actuellement selon les dernières statistiques de l’UNESCO (environ 2/3 en Afrique sub-saharienne et 1/3 en Afrique du nord). Nous continuerons à assister à une croissance explosive des effectifs scolarisés dans l’enseignement supérieur en Afrique dans les prochaines années avec un rythme annuel de croissance attendu de près de 10% par an, dépassant ainsi toutes les autres régions du monde.

1/ Rompre avec les stratégies exclusives d’ancrage territorial

Dans une économie globalisée, les grandes écoles de rang mondial ne peuvent plus se limiter à des stratégies exclusives d’ancrage territorial. Elles se doivent d’inventer de nouvelles recettes par l’instauration des réseaux internationaux et à travers des expériences d’immersion dans des régions du monde en pleine mutation. C’est dans ces nouveaux territoires qu’on peut aujourd’hui désapprendre, comprendre les nouvelles logiques qui structureront l’économie de demain et réapprendre en accédant aux connaissances les plus récentes. C’est toute la logique « early makers » d’emlyon.

2/ Rompre avec les logiques réductrices de délocalisation des formations supérieures

Nous souhaitons être acteur de cette nouvelle histoire qui s’écrit pour ce continent. Nous avons décidé de rompre avec les logiques réductrices de délocalisation des formations supérieures et de bâtir un projet éducatif et sociétal évolutif, reforgeant une appropriation des spécificités régionales et basée sur un socle de qualité académique distinctif d’emlyon. C’est ainsi que notre campus à Casablanca sera un lieu ouvert sur son environnement à travers non seulement nos programmes de formation mais aussi un centre de recherche, un incubateur, un learning Lab, un learning Hub, un Fab lab, etc. Il sera un véritable espace où de jeunes étudiants, des professionnels expérimentés, des diplômés d’emlyon, des entrepreneurs, des journalistes, etc. pourront se côtoyer et échanger. Ce lieu de convergence d’expertises et d’expériences de différents horizons nous permettra aussi d’accompagner  la dynamique extraordinaire de la ville de Casablanca, acteur majeur du monde des affaires en Afrique. Elle possède des atouts économiques et géographiques incontestables pour constituer un Hub financier (projet de Casablanca Finance City), économique (deuxième port du continent africain) et de l’ESR…

3/ Rompre avec les logiques d’assistance

Nous nous positionnons dans une perspective collégiale de co-conception de notre offre éducative et de (trans)formation avec nos partenaires locaux, entreprises et acteurs de la société civile mais aussi établissements d’enseignement supérieur de haut niveau. Les logiques d’assistance en Afrique sont complétement dépassées. Nous sommes dans une logique de coopération.

Notre campus à Casablanca sera aussi international. Il accueillera, non seulement des apprenants du Maroc et des différents pays d’Afrique mais aussi nos apprenants des autres campus en France et à Shanghai, les étudiants de nos partenaires académiques à travers le monde dans le cadre de programmes d’échange ou de doubles diplômes… ils viendront profiter de la qualité des programmes reconnue mondialement d’emlyon business school et s’imprégner de la richesse culturelle et du potentiel extraordinaire de ce continent.

4/ Réduire l’inadéquation des compétences à l’environnement économique d’aujourd’hui et de demain

Plusieurs défis restent encore à relever : il s’agit d’abord de mieux adapter l’offre de formation au marché de l’emploi. Notre rôle sera aussi et avant tout d’orienter les étudiants vers les filières porteuses d’emploi et vers les métiers créateurs d’emplois tels que l’entrepreneuriat, l’une des pierres angulaires de la renommée d’emlyon. Nous avons le devoir non seulement de proposer des formations de même qualité que celles que nous proposons sur nos autres campus en France mais aussi de les adapter au contexte local. Nous voulons contribuer à réduire l’inadéquation des compétences à l’environnement économique d’aujourd’hui et de demain et mieux préparer les jeunes diplômés du supérieur à évoluer dans une économie africaine en pleine mutation tout en favorisant l’innovation et l’esprit d’entreprise dans l’objectif d’accompagner l’essor de ce continent en mouvement.

5/ Réduire les inégalités entre les sexes

L’enseignement supérieur en Afrique devra également contribuer à réduire les inégalités entre les sexes. Les femmes restent, malgré une notable évolution ces dernières années, sous-représentées dans l’enseignement supérieur africain et en particulier en Afrique subsaharienne. C’est ainsi, par exemple, que nous accorderons des bourses spécifiques aux femmes dans l’ensemble de nos programmes proposés sur notre campus de Casablanca, en formation initiale et continue.

emlyon business school : un acteur visionnaire et créatif sur un continent regorgeant de richesses et de talents humains

Nous assistons à l’arrivée massive de fonds d’investissements et de groupes privés d’enseignement supérieur en Afrique et en particulier au Maroc comme cela fut le cas en France il y a quelques années sauf que la demande et les attentes de nos différentes parties-prenantes (élèves, parents, entreprises, gouvernements…) sont complétement différentes et nécessitent des capacités d’adaptation et d’anticipation plus importante qu’en Europe ou en Amérique du nord où le secteur est beaucoup plus mature et structuré.

Dans 10 ans, seules les institutions d’enseignement supérieur qui auront su se détacher de leurs logiques locales et se positionner comme des acteurs visionnaires et créatifs, réussiront leur mission sur ce superbe continent regorgeant de richesses et de talents humains. Nous serons un de ces acteurs, nous serons pleinement dans la logique de notre signature « early maker » : une grande école qui essaie, expérimente et innove en avançant avec les autres.

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